Le code vestimentaire des femmes dans le Coran

Introduction

 

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Avant de présenter les règles coraniques concernant les femmes et leurs habits, il est primordial de rappeler ces quelques points :

 

1 – Le Coran est la seule source de loi autorisée par Dieu. (6:114)

 

2 –  Le Coran est complet et pleinement détaillé, rien n’y est oublié. (6:38, 6:114, 6:89 et 12:111)

 

3 – Dieu en appelle aux vrais croyants afin qu’ils suivent ses paroles plutôt que celles de « savants », afin de s’assurer de ne pas tomber dans le piège de l’idolâtrie et de l’association. (9:31)

 

4 – Dieu dénomme par les termes « agresseurs », « menteurs » et « idolâtres » ceux qui interdisent ce que Lui a déclaré licite. (5:87, 6:140, 7:32 et 10:59)

 

Lignes directrices concernant le code vestimentaire, dans le Coran :

 

 

PREMIERE REGLE : Le meilleur des vêtements

 

« Ô fils d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement qui cache votre nudité, ainsi que des parures; mais le vêtement de la révérence de Dieu est meilleur ! Voilà un des signes de Dieu. Peut-être s’en souviendront-ils. » (7:26)

 

La règle élémentaire du code vestimentaire dans le Coran consiste à révérer Dieu et à se souvenir qu’il nous observe continuellement.

 

N’importe quelle femme sait parfaitement distinguer ce qui est correct de ce qui ne l’est pas. Les femmes n’ont pas besoin qu’on leur explique la différence. Elles savent comment paraître décentes, et comment paraître indécentes.

 

Dieu a crée la femme et sait par conséquent qu’elle est en capacité de faire cette distinction. C’est la raison pour laquelle Le Seigneur a fait de la révérence de Dieu, la première des règles du code vestimentaire.

 

 

 

DEUXIEME REGLE : Couvrez vos poitrines

 

La deuxième règle se trouve en 24:31. Dieu y commande aux femmes de se couvrir leurs coeurs/poitrines. Avant de revenir sur 24:31, il est important de revenir sur certains mots cruciaux qui sont souvent évoqués, en relation avec ce sujet, à savoir le « Hijab » et le « Khimar ».

 

            Le mot « Hijab » dans le Coran :

 

« Hijab » est le terme employé par de nombreuses femmes musulmanes pour décrire le foulard avec lequel elles couvrent leur tête et dans certains cas, leur visage. Le mot arabe « hijab » peut en effet être traduit par « voile », ou encore « litham » (pièce d’étoffe cachant la partie inférieure de la figure chez certains peuples musulmans). Il existe également d’autres significations pour le mot « hijab » : écran, couverture/couvrant, manteau, rideau, drap, cloison.

 

Le mot « hijab » se trouve-t-il dans le Coran ?

 

Oui. On le dénombre 7 fois : 5 fois sous la forme « hijab » et 2 fois sous la forme « hijaban ». Les versets concernés sont les suivants : 7:46, 33:53, 38:32, 41:5, 42:51, 17:45 et 19:17.

 

Pourtant, dans aucune de ces 7 occurrences, il n’est question de ce que les musulmans dits traditionnels dénomment aujourd’hui « hijab » (c’est à dire le voile qui couvre la tête et parfois le visage) !

 

Dieu sait bien que plusieurs générations après la mort du prophète Mohamed, les musulmans utiliseraient le mot « hijab » pour inventer un code vestimentaire que Dieu lui-même n’a jamais autorisé. Mais dans son infini connaissance, Dieu a utilisé le mot « hijab » bien avant eux, au même titre qu’il a utilisé le mot « hadith » bien avant eux. (45:6)

 

Le fait est que dans le Coran, le mot « hijab » n’a rien à voir avec le code vestimentaire. Le hijab désigne, au départ dans le Coran (33:53), tout obstacle (rideau, paravent, voile, tenture…) se trouvant à l’intérieur de l’habitation de Mohamed, devant un être ou un objet, pour le soustraire à la vue ou l’isoler du visiteur.

 

Contexte historique :

 

Tandis que de nombreux musulmans dénomment par « hijab » un code vestimentaire islamique, ils n’ont en réalité pas conscience que le concept de « hijab » n’a en fait rien à voir avec le Coran et l’Islam.

 

A l’origine, il s’agit d’anciennes traditions assyriennes et babyloniennes qui visait à créer une distinction sociale entre femmes honorables et prostituées. Cette tradition a été reprise dans la période antique, grecque puis romaine, puis par la suite également chez les juifs et les chrétiens :

 

Chez les femmes Juives, le port du voile est une vieille tradition. Il est encouragée par les Rabbins et les chefs religieux. La plupart du temps, les femmes juives et pieuses couvrent leur tête, spécifiquement dans les synagogues, les mariages et les différentes festivités religieuses.

 

Mais il est à noter que comme pour les musulmans, cette tradition juive n’est pas une tradition religieuse mais bien une tradition culturelle, dans la mesure où le port du voile était observé par les femmes des civilisations qui ont précédé les Juifs, puis qui ont ensuite transmis cette tradition à la culture judaïque.

 

Chez les chrétiens, certaines femmes couvrent leur tête à de nombreuses occasions religieuses, et les nonnes couvrent leurs têtes en permanence.

 

Le fait est que la tradition de couvrir sa tête était pratiquée des milliers d’années avant que les « savants » musulmans proclament le « hijab » comme une norme vestimentaire musulmane.

Ces vieilles traditions ont infiltré les livres de hadiths (pourtant eux-même interdits, en théorie…), au même titre que bon nombre d’innovations qui ont contaminé le message véritable contenu dans le Coran.

 

Les arabes traditionnels, de toutes religions, Juifs, Chrétiens et Musulmans, avaient l’habitude de porter le « hijab », non pas à cause du Coran, mais à cause des traditions. Par exemple, en Arabie Saoudite, tous les hommes couvrent leur tête, du fait de la tradition.

 

De même, l’Afrique du Nord est connue pour ses tribus (les Touaregs), qui voient ses hommes porter le « hijab » en lieu et place des femmes. La tradition est pour eux inversée.

 

En résumé, le « hijab » désigne un vêtement traditionnel et n’a absolument rien à voir avec l’Islam ou la religion. Dans certaines parties du monde, les femmes le portent. Dans d’autres, il s’agit des hommes.

 

En définitive, le fait de mélanger la religion à la tradition est une forme d’idolâtrie dans la mesure où cela implique de mettre en place et de suivre des sources de loi qui sont autres que celle de la Loi de Dieu.

 

 

 

            Le mot « Khimar » dans le Coran :

 

Le mot « khimar » se trouve dans le Coran dans le verset 31 de la sourate 24. Tandis que la première des règles de base pour le code vestimentaire se trouve en 7:26, la seconde règle se trouve en 24:31. Certains musulmans citent 24:31 comme contenant « hijab » ou « couvre-chef », en mettant en avant le mot ‘khomoorihinna’, (leurs ‘khimars‘), oubliant par là-même que Dieu a déjà utilisé le mot « hijab » plusieurs fois dans le Coran, sans cette signification associée.

 

Ceux qui ne sont pas entravés de préconceptions, comprendront facilement qu’il n’est en aucun cas demandé aux femmes, dans le verset 24:31, de couvrir leur têtes, le mot ‘khimar’ ne signifiant ni « hijab » ni « couvre-chef ». Ceux qui citent ce verset ont pris pour habitude d’ajouter les mots « couvre-chef » et/ou « voile », juste après le mot ‘khomoorihinna‘ et généralement entre crochets.

 

Ces ajouts sont leurs propres mots, et non pas ceux de Dieu et ils sont clairement ajoutés dans le but de suggérer une interprétation qui ne se trouve pas dans les paroles divines.

 

 

Les mots du verset 24:31 sont les suivants :

 

« Dis aux croyantes : de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leur « khimar » sur leurs poitrines, de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux,ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou à leurs servantes ou à leurs esclaves, ou à leurs serviteurs mâles incapable d’actes sexuels, ou aux garçons impubères. Dis-leur encore de ne pas frapper le sol de leurs pieds pour montrer leurs atours cachés. Ô vous les croyants. Revenez tous à Dieu, peut-être serez-vous heureux.»

 

Le mot arabe « khimar » signifie simplement : « ce qui couvre ».

 

N’importe quelle couverture peut-être un khimar, qu’il s’agisse d’un rideau, d’une robe, ou d’une nappe qui recouvre une table. Une couette peut aussi être un khimar, et ainsi de suite…

 

Le mot « khamr », qui est utilisé dans le Coran pour désigner tout ce qui est ennivrant/alcoolisé possède la même racine que le mot « khimar ». Les deux mots signifient : « ce qui couvre ». « Khimar » couvre la table, un corps, une fenêtre, et ainsi de suite, tandis que « khamr » désigne ce qui couvre l’esprit : drogues, alcool, etc…

 

Les traducteurs traditionnels, sans doute influencés par les hadiths et les traditions culturelles, prétendent que le terme « khimar » dans le verset 24:31 n’a qu’une seule signification : « voile » ou « hijab ». En conséquence, ils trompent les femmes en leur faisant croire que ce verset leur commande de cacher et de dissimuler leurs cheveux.

 

La signification correcte du mot « khimar » peut facilement être trouvée en consultant n’importe quel dictionnaire arabe.

 

Dans le verset 24:31, Dieu demande simplement aux femmes d’utiliser leurs khimar (ce qui les couvre/vêtements : qui pourrait être une robe, un manteau, une chemise, un tailleur, un foulard, etc…) afin de couvrir leurs coeurs/poitrines. Et. C’est. Tout !

 

TROISIEME REGLE : Ne pas dévoiler ses atours

 

La troisième règle se trouve également dans le verset 24:31.

Ici, Dieu demande aux femmes de ne pas révéler leurs atours (charmes), mis à part ce qui est normalement apparent (visage, cheveux, avant-bras, partie inférieure des jambes, etc…)

 

« … Ne pas dévoiler leurs atours, exception faite de ce qui est normalement apparent ».

 

Cette formulation peut paraître vague et imprécise à beaucoup de personnes. C’est parce qu’ils ne comprennent pas la Miséricorde de Dieu.

 

Une fois de plus, Dieu utilise un terme générique afin de laisser la liberté aux femmes de décider de ce qui doit être montré de leur corps. Les femmes correctes prendront toujours la décision la plus sage afin de se conformer au code général de moralité en vertu de l’époque, de l’endroit et des circonstances et occasions considérées.

 

L’immense sagesse de Dieu qui réside dans le fait d’accorder aux femmes cette flexibilité peut se vérifier chaque jour, partout.

 

L’exemple suivant démontre l’application de cette flexibilité : Une femme assistant à la prière ou à des funérailles choisira plutôt des habits classiques ou conformistes, tandis qu’une femme qui pratique un sport préférera des vêtements plus légers qui n’entravent pas ses mouvements.

 

Si Dieu n’accordait pas cette flexibilité de choix dans le verset 24:31, cela signifierait alors que toutes les femmes devraient porter des vêtements identiques en toutes occasions ! Ce qui va à l’encontre du bon sens…

 

 

 

QUATRIEME REGLE : rallonger vos vêtements

 

« O prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rallonger’(yudneena’) leurs vêtements. C’est pour elles le meilleur moyen d’être respectées et de ne pas subir d’offenses. Dieu est celui qui pardonne. II est miséricordieux. » (33:59)

 

Lorsque l’on réfléchit un peu aux mots ci-dessus, on comprend l’immense Sagesse de Dieu. Dans ce verset, Dieu demande délibérément aux femmes de rallonger leurs vêtements. Cependant, il ne précise pas de quelle longueur. Il aurait pu précisé de les rallonger jusqu’aux chevilles, ou bien jusqu’à mi-mollet, ou encore jusqu’aux genoux, mais il s’abstient de le faire.

 

Dieu sait parfaitement que les gens vivent dans des sociétés différentes, avec des cultures différentes, et met un point d’honneur à laisser aux croyantes de chaque communauté la charge de décider de la meilleure façon de se vêtir, en respectant la décence.

 

           

            Remarque : Sur la manipulation du verset 33:59

 

Certains érudits prétendent que le Coran commande aux femmes de couvrir l’intégralité de leur corps, et non pas simplement de rallonger leur vêtement. Ceci est une manipulation de la parole divine, et en particulier du verset (33:59).

 

Certains ont manipulé le sens du mot arabe ‘yudneena’ en (33:59), qui est un mot qui signifie « allonger », en prétendant que sa signification est : « couvrir complètement », et ont ainsi altéré le sens de la parole divine en prétendant qu’il était demandé aux femmes de couvrir l’intégralité de leurs corps.

 

Dieu, dans son infinie sagesse nous fournit toutes les éléments pour exposer ceux qui manipulent sa Loi et qui la remplacent par leurs doctrines et pratiques qui n’ont absolument rien de coranique.

 

Lorsque l’on recherche l’emploi du mot ‘yudneena’ et de ses dérivés, à la lumière du Coran, nous trouvons les emplois du mot ci-dessous :

 

  • Le mot ‘yadneena’ est le verbe qui signifie « abaisser »
  • Le mot ‘daniyah’ en est l’adjectif et il signifie « bas »
  • Enfin le mot ‘adna » est également adjectif et signifie « plus bas »

 

  • Le mot ‘daniyah’ (adjectif = bas) :

 

« C’est Lui qui du ciel fait descendre l’eau avec laquelle nous faisons croître la végétation de toute plante. Nous en faisons surgir la verdure d’où nous faisons sortir les grains groupés en épis; et de la spathe du palmier, des régimes de datte (à portée de main/ = qui pendent bas/ ‘daniyah’) . Nous faisons croître des jardins plantés de vignes, des oliviers et des grenadiers, semblables ou différents les uns des autres. Considérez leurs fruits lorsqu’ils fructifient et qu’ils mûrissent. Voilà des Signes, pour un peuple qui croit.» (6:99)

 

2) Le mot ‘adna’ (adjectif = plus bas)

 

« Ne vois-tu pas que Dieu sait parfaitement ce qui est dans les Cieux et ce qui est sur la terre ? Trois personnes ne peuvent conspirer secrètement sans qu’Il soit le quatrième, ni cinq sans qu’Il soit le sixième. Qu’ils soient (‘adna’/moins) ou plus nombreux, Il est avec eux là où ils se trouvent; puis le Jour du Jugement, il leur fera connaître ce qu’ils ont fait. En vérité, Dieu sait tout. » (58:7)

 

ou encore :

 

« Oui, nous leur ferons goûter le (moindre/‘adna’) châtiment ici bas, avant le grand châtiment. » (32:21)

 

 

Les emplois ci-dessus des mots ‘daniyah’ et ‘adna’ confirment bien que leur signification est bien « bas/plus bas ».Par conséquent, l’ordre ‘yudneena’ en (33:59) signifie bien « rabaisser/rallonger » (les vêtements) et non pas « couvrir l’intégralité du corps ».

 

Il est évident que Dieu demande aux femmes de rallonger leurs vêtements, et absolument pas de couvrir l’intégralité de leurs corps.

 

De surcroît, la demande de « rallonger » les vêtements prouve bien que le corps n’est pas censé être complètement couvert, car si c’était le cas, que resterait-il à rallonger ?

 

 

Par ailleurs, il en va de même avec la deuxième règle exprimée en 24:31 : « Couvrez vos poitrines ». Si Dieu avait voulu que les femmes couvrent l’intégralité de leur corps, il ne se serait pas embarrassé de la formulation « couvrez vos poitrines », dans la mesure où il lui aurait suffi de demander de se couvrir l’intégralité du corps. Mais puisqu’il est demandé de couvrir certaines parties du corps, cela implique que d’autres parties ne nécessitent pas d’être couvertes, tant que les charmes ne sont pas dévoilés et tant que la décence reste de mise.

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