
Le Livre des idoles
Le livre garde la mémoire de sanctuaires, d’offrandes et de divinités de l’Arabie ancienne, parmi lesquelles Manāt, al-Lāt et al-ʿUzzā. Des vers de poètes côtoient les récits de leurs gardiens. Ibn al-Kalbī conserve deux explications de l’origine des idoles, l’une liée à un voyage en Syrie, l’autre aux justes de la génération d’Adam.
Sources et méthode de constitution
Repères historiques
Datation
Le livre circulait du vivant d’Ibn al-Kalbī. Une lecture devant lui est rapportée en 201 H (816–817). Le modèle du manuscrit du Caire date de 529 H (1135). La copie conservée est postérieure.
Origine et conservation
Ibn al-Kalbī a recueilli à Kūfa des traditions transmises notamment par son père. Le manuscrit de référence appartient à la collection Zakiyya du Caire. Un second témoin, incomplet, figure dans le recueil 211 de la bibliothèque ʿĀrif Ḥikmat de Médine.
Constitution du volume
Hishām ibn Muḥammad al-Kalbī, mort vers 204 H / 819, recueille des traditions entendues notamment de son père. Le récit de transmission place une lecture devant l’auteur en 201 H / 816–817. Les légendes sur le peuplement de La Mecque et les récits sur les idoles représentent la mémoire recueillie à l’époque abbasside.
La première série d’explications fait venir les idoles d’un voyage de ʿAmr ibn Luḥayy en Syrie. La seconde les rattache aux justes de la génération d’Adam et au déluge. Les deux traditions se suivent dans le livre. Les rapprochements avec les versets donnent accès à l’histoire de leur interprétation.
Le manuscrit qui a servi à l’édition est conservé dans la collection Zakiyya au Caire. Il descend de la seconde copie d’al-Jawālīqī, réalisée en 529 H / 1135. Cette date appartient au modèle, et ne date pas directement le manuscrit du Caire.
Aḥmad Zakī présentait son exemplaire comme unique en 1914. Jalālī Nāʾīnī, dans sa préface datée de 1983, décrit un second témoin, incomplet et fautif, à Médine, bibliothèque ʿĀrif Ḥikmat, recueil historique 211. La copie cairote demeure le témoin de référence de son édition. La numérisation du livre imprimé est ouverte. Des éditions et des traductions françaises ont paru.
Les citations de versets, noms de poètes, doubles attributions et contradictions du récit ont été conservés. Les vers satiriques comportent des lectures difficiles et des mots de dialecte. Le français suit le sens contextuel, notamment pour les objets sacrificiels et les jeux de mots. Les coupures de page sont maintenues y compris lorsqu’une phrase déborde sur la suivante.
Édition de 1914, Cornell University / Arabic Collections Online ↗
Deux fac-similés de la copie cairote, pages manuscrites 17 et 57, vues PDF 37 et ↗ 38
Édition de 1924, exemplaire de l’Université américaine de Beyrouth ↗
L’éditeur Zakī présente le manuscrit comme le seul alors connu, titre de 1914 ↗
Jalālī Nāʾīnī, préface datée de 1983, p. 25–26 sur la découverte du second manuscrit de Médine
Encyclopédie de l’İslâm, chaîne, deux traditions et histoire éditoriale ↗
Sources et références
Provenance des images
Aḥmad Zakī (éd.), Le Livre des idoles, 1914. Exemplaire de Cornell University, vue 13.
I. M. d’Ohsson, Tableau général de l’Empire othoman, planche XLV. ↗
Recueil Zakiyya, Dār al-Kutub. Planche de l’édition ancienne, vue 37.

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