Bibliothèque / Écrits chrétiens et apocryphes
Couverture du livre Le Protévangile de Jacques
Écrits chrétiens et apocryphes

Le Protévangile de Jacques

Naissance et enfance de Marie · Traduction française des vingt-cinq chapitres

Ce récit ancien raconte la naissance de Marie, son enfance consacrée à Dieu, ses fiançailles avec Joseph et la naissance de Jésus. Il s’achève avec la venue des mages, la fuite d’Élisabeth et le meurtre de Zacharie. Il porte traditionnellement le nom de Jacques, sans que cette attribution établisse l’identité de son auteur.

Le titre « Protévangile » signifie ici un récit situé avant les événements habituellement racontés au début des Évangiles. L’œuvre appartient à la littérature chrétienne apocryphe : elle ne figure pas dans le Nouveau Testament. Composée vraisemblablement au IIe siècle, elle a circulé dans de nombreuses langues. Le papyrus Bodmer V, des IIIe– IVe siècles, en conserve un très ancien état grec.

Le présent volume donne les vingt-cinq chapitres de la forme publiée et traduite au XIXe siècle. Après chaque chapitre, une section brève explique les choix de traduction qui peuvent affecter la compréhension. Les illustrations anciennes sont identifiées et datées ; elles montrent la réception artistique des récits.

36 pagesPDF fourni pour cette bibliothèque
Autour de l’ouvrage

Sources et méthode de constitution

Constitution du volume

Texte retenu et méthode

La traduction française est établie à partir de la traduction anglaise ancienne d’Alexander Walker, publiée dans les Ante-Nicene Fathers, volume VIII (1886). Le grec de Constantin von Tischendorf, Evangelia apocrypha, deuxième édition (1876), a servi à des vérifications lexicales et à l’examen de difficultés précises. La variante du chapitre IV a également été vérifiée dans le texte grec publié par Émile de Strycker. Cette méthode et les ouvrages utilisés sont indiqués afin que le lecteur sache à quel texte se rapporte le mot « intégrale ». Il s’agit de l’intégralité des vingt-cinq chapitres retenus, et non de la fusion de toutes les formes anciennes de l’œuvre.

Un témoin (manuscrit ou ancienne édition qui nous transmet le texte) peut présenter une autre lecture qu’un autre. Les différences utiles à la lecture sont signalées lorsqu’elles ont été vérifiées. Elles ne forment pas un inventaire exhaustif des manuscrits. Les contrôles ponctuels du grec ne doivent pas être confondus avec une collation intégrale, c’est-à-dire une comparaison mot à mot de tous les documents conservés.

La révision française privilégie des phrases naturelles, des interlocuteurs reconnaissables et des termes concrets. Les nombres, les répétitions expressives, les changements de narrateur et les affirmations du récit sont conservés. Lorsqu’une phrase demeure obscure dans la source, l’explication figure dans les choix de traduction ; elle n’est pas remplacée par une interprétation silencieuse.

Conventions de lecture

Les chiffres romains désignent les chapitres traditionnels. Les numéros de paragraphes sont des repères propres à cette édition. Ils ne prétendent pas reproduire la division de tous les manuscrits. Les références bibliques ajoutées dans certaines éditions modernes ont été retirées du récit lui-même.

« Le Seigneur », « Dieu », « le Christ » et « le Fils du Très-Haut » traduisent les titres employés dans la source. « Temple » désigne le sanctuaire de Jérusalem et ses bâtiments ; « Saint des saints » désigne sa partie la plus sacrée. Le texte raconte parfois les usages du Temple selon sa propre représentation : la traduction conserve cette représentation.

Le titre développé transmis avec le texte est : « Naissance de Marie, la sainte Mère de Dieu et très glorieuse mère de Jésus Christ ». Le titre de couverture reprend le nom sous lequel l’œuvre est généralement connue.

Sources et références

walker. Alexander Walker, The Protoevangelium of James, Ante-Nicene Fathers, VIII, 1886

Traduction anglaise ancienne utilisée comme texte de travail ; transcription électronique consultée et archivée. Les liens et références ajoutés par le site ne sont pas intégrés au récit.

https://www.newadvent.org/fathers/0847.htm ↗

tischendorf. Constantin von Tischendorf, Evangelia apocrypha, 2e édition, Leipzig, 1876, p. 1– 50

Édition grecque ancienne consultée pour les vérifications ponctuelles et les choix lexicaux. Scan et OCR archivés.

https://archive.org/details/evangeliaapocry00tiscgoog ↗

bodmer. Université de Genève, Bodmer Lab, codex composite PB C, dont P. Bodmer V

Notice matérielle, datation du papyrus et images des feuillets. Le présent volume ne se présente pas comme une traduction diplomatique de ce seul papyrus.

https://bodmerlab.unige.ch/fr/constellations/papyri/barcode/1072205366 ↗

nasscal_james. Eric M. Vanden Eykel, Protevangelium of James, e-Clavis: Christian Apocrypha

Présentation de l’œuvre, datation littéraire et bibliographie.

https://www.nasscal.com/e-clavis-christian-apocrypha/protevangelium-of-james/ ↗

destrycker-greek. Émile de Strycker, La forme la plus ancienne du Protévangile de Jacques, Bruxelles (1961), texte grec, p. 64–190 ; transcription électronique de R. Khazarzar.

Le texte grec ancien a été consulté pour la variante « a conçu » du chapitre IV. La traduction française n’est pas une reproduction de la traduction moderne de cette édition.

https://barnascha.narod.ru/books/protoegr.htm ↗

vandeneykel-2017. Eric M. Vanden Eykel, « Then Suddenly, Everything Resumed Its Course: The Suspension of Time in the Protevangelium of James Reconsidered », communication au SBL (2017), programme NASSCAL.

La formulation du titre atteste l’interprétation de la dernière phrase du chapitre XVIII comme une reprise du mouvement. La présente traduction signale cette possibilité tout en suivant Walker.

https://www.nasscal.com/2017/09/06/christian-apocrypha-at-the-2017-sbl/ ↗

Les légendes identifient les œuvres reproduites et leur époque. Les images accompagnent le texte ; elles ne sont pas présentées comme des représentations contemporaines des événements racontés.

Joachim et Anne à la Porte dorée

Giotto di Bondone, fresque du cycle de la Vie de Joachim, vers 1303–1305, chapelle des Scrovegni, Padoue. Reproduction Web Gallery of Art, diffusée par Wikimedia Commons comme reproduction fidèle d’une œuvre du domaine public (PD-Art).

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Giotto_di_Bondone_-_No._6_Scenes_from_the_Life_of_Joachim_- _6._Meeting_at_the_Golden_Gate_-_WGA09176.jpg ↗

Le texte grec dans l’édition de 1876

Édition imprimée de Constantin von Tischendorf, 1876, domaine public. Numérisation accessible sur Internet Archive ; page extraite du fac-similé.

https://archive.org/details/evangeliaapocry00tiscgoog ↗

La fin du Protévangile dans le papyrus Bodmer V

Fondation Martin Bodmer, numérisation Bodmer Lab, Université de Genève, image 039 du codex PB C. Licence Creative Commons Attribution — Pas d’utilisation commerciale 4.0 (CC BY-NC 4.0).

https://bodmerlab.unige.ch/fr/constellations/papyri/mirador/1072205366?page=039 ↗

Couverture : Giotto, Rencontre à la Porte dorée, vers 1303–1305. Chapelle des Scrovegni, Padoue. Une interprétation médiévale des retrouvailles de Joachim et Anne racontées au chapitre IV.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les commentaires sont soumis à modération.