
Le Trône et le Siège
Un fils demande à son père ce que désignent le Trône et le Siège dans le Coran. Pour lui répondre, son père rapproche le trône de la reine de Saba, les usages des rois et des images tirées de la poésie arabe. Il examine aussi le rôle des anges et le sens des huit porteurs du Trône.
Sources et méthode de constitution
Repères historiques
Datation
Le traité remonte à al-Qāsim ibn Ibrāhīm al-Rassī, mort en 860. D’après l’écriture, l’éditeur situe la copie de Sanaa vers les XIIᵉ–XIIIᵉ siècles. Le manuscrit ne porte ni date ni nom de copiste.
Origine et conservation
Une copie yéménite est conservée à la bibliothèque de la Grande Mosquée de Sanaa. L’éditeur la désigne par la lettre arabe jīm et confronte ses lectures à celles d’autres copies.
Constitution du volume
Al-Qāsim ibn Ibrāhīm al-Rassī est mort en 246 H (860). Le témoin ج de l’édition est une copie de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Sanaa. Elle compte 328 pages sans date ni nom de copiste. Jadbān la situe, d’après l’écriture, au VIᵉ ou VIIᵉ siècle de l’Hégire (XIIᵉ–XIIIᵉ siècles environ). Il ne fournit pas de cote dans sa notice de la page 176.
La présence de ce traité dans le témoin de Sanaa est attestée par les variantes que l’éditeur lui attribue dans le corps du traité. Page 658, ج et أ ajoutent la suite « Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré » à la citation de la sourate 112. Page 671, ج donne « le trône de tout royaume » là où le texte principal a « le trône de tout roi ». Page 680, ج transmet une formulation plus longue du demi-vers sur les centaines.
L’arabe reproduit le texte de lecture de l’édition, accessible sous forme électronique. Le texte établi confronte plusieurs copies. Les renvois coraniques entre crochets et le titre intérieur entre crochets appartiennent à l’édition. La traduction rectifie quatre renvois typographiques de l’arabe reproduit, aux passages du Coran 2, 255 (p. 658), 14, 10 (p. 661), 89, 22 et 2, 210 (p. 681).
Les citations du Psautier et de la Torah sont traduites sous la forme arabe que rapporte le traité. Deux demi-vers absents sont marqués par des points dans l’édition. Plusieurs vers attribués aux poètes n’ont pas été repérés dans leurs recueils par l’éditeur. Le français indique les termes restés incertains, notamment au poème sur la bannière (p. 680).
ʿAbd al-Karīm Aḥmad Jadbān (éd.), Majmūʿ kutub wa-rasāʾil al-imām al-Qāsim, ↗ tome I, Dār al-Ḥikma al-Yamāniyya, 1422 H / 2001. Début du traité et page de titre, p. 655–660.
Tome I, p. 661–680. Texte et apparat, notamment les leçons du manuscrit de Sanaa.
Tome I, p. 681–685. Fin du traité et formule finale. ↗
Tome I, p. 176. Description du témoin ج provenant de la Grande Mosquée de Sanaa.
OpenITI, transcription électronique de la même édition, Tafsīr al-ʿarš wa-l-kursī. ↗
Sources et références
Provenance des images
Yaḥyā al-Wāsiṭī, Maqāmāt d’al-Ḥarīrī, 634 H / 1236–1237. Paris, BnF, Arabe ↗ 5847, f. 5v.

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