
Les versets abrogeants et abrogés
Comment décider si un verset remplace une prescription antérieure, en restreint la portée ou accorde une dispense ? Le traité confronte des cas aussi différents que l’orientation de la prière, le jeûne et la succession. Il conserve parfois des avis opposés sur un même verset et s’achève sur une question à al- Kalbī dont la réponse manque.
Sources et méthode de constitution
Repères historiques
Datation
Qatāda ibn Diʿāma, dont le traité rapporte les enseignements, est mort vers 735–736. La copie conservée date du XIᵉ siècle de l’hégire, environ le XVIIᵉ siècle de notre ère.
Origine et conservation
L’enseignement de Qatāda à Bassora est transmis par son élève Hammām ibn Yaḥyā. Le manuscrit se trouve à la bibliothèque al-Ẓāhiriyya de Damas, sous la cote 7899, aux feuillets 65 à 67.
Constitution du volume
À Alexandrie, l’acte d’audition au nom d’al-Silafī porte la date de ṣafar 572 H (1176). La date est transmise dans le texte. Le catalogue décrit la copie conservée comme écrite en naskh et indique que les titres sont en rouge. La chaîne interne rattache les enseignements à Qatāda par son élève Hammām ibn Yaḥyā. Les cinq faces photographiées dans la première édition sont visibles aux vues 26 à 30 du PDF cité.
La question de l’abrogation est débattue dans le texte même : au sujet de 4, 8, la lecture de Saʿīd ibn al-Musayyab et la réponse opposée d’al-Ashʿarī se suivent. Le terme naskh couvre aussi, dans plusieurs exemples, une restriction à certains cas ou une dispense. Les règles rapportées sont ici rendues comme les positions des transmetteurs.
Arabe établi d’après l’édition de Ḥātim Ṣāliḥ al-Ḍāmin (Beyrouth, Muʾassasat al- Risāla), saisies OpenITI confrontées. La ponctuation, les guillemets, les numéros de lecture et les références coraniques en français sont éditoriaux. Fin comparée avec le catalogue du manuscrit ; la formule de colophon y est conservée. Les introductions et notes du savant éditeur moderne sont exclues. Le découpage de lecture compte 53 paragraphes de corps de texte, auxquels s’ajoute ce colophon. La dernière question à al-Kalbī est conservée sans sa réponse. Les deux premières parties de certains échanges occupent des paragraphes distincts.
Les récits citant Hammām, al-Kalbī, al-Suddī, Ibn ʿAbbās ou d’autres interlocuteurs sont distingués des paroles attribuées à Qatāda. Dans le dernier chapitre, des traditions concurrentes se côtoient sur les derniers versets révélés. La liste des sourates médinoises est celle du témoin.
Cinq photographies de la copie de Damas · édition al-Ḍāmin 1984, vues 26–30 ↗
Sources et références
Texte arabe du traité · répertoire OpenITI, version JK ↗
Notice du manuscrit 7899 · catalogue de la Ẓāhiriyya, pp. 330–331 ↗
Présentation du manuscrit par son éditeur ↗
Édition 1984 · notice bibliographique CiNii ↗
Édition consultable · table des matières et texte ↗
Provenance des images
Ḥātim Ṣāliḥ al-Ḍāmin (éd.), al-Nāsikh wa-l-mansūkh, planche du deuxième ↗ feuillet.

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