
Quatre mots pour le cœur
Quatre mots arabes désignent ici des profondeurs distinctes de la vie intérieure. Le lecteur passe de la poitrine au cœur, puis au cœur profond et au noyau. Pour en éclairer les rapports, l’auteur se sert d’images familières, de l’amande à la lampe, et relit les versets qui évoquent la foi, la lumière et le discernement.
Sources et méthode de constitution
Repères historiques
Datation
Le traité est généralement situé à la fin du IXᵉ ou au début du Xᵉ siècle. Son attribution à al-Ḥakīm al-Tirmidhī est discutée. La copie connue, d’une écriture tardive, ne porte ni date ni nom de copiste.
Origine et conservation
Issu du soufisme ancien, le texte a été rapproché de l’entourage d’al-Nūrī. Le seul manuscrit signalé par l’éditeur Nicholas Heer est conservé au Caire, à la Dār al-Kutub al-Miṣriyya, sous la cote Taṣawwuf 367.
Constitution du volume
Le manuscrit de la Dār al-Kutub al-Miṣriyya au Caire, Taṣawwuf 367, est le seul que Nicholas Heer signale pour son édition de 1958. Il décrit une écriture naskh tardive sur 21 lignes, sans nom de copiste ni date. Londres possédait une photographie de ce même exemplaire. Ce constat d’unicité concerne les manuscrits connus du chercheur. Plusieurs éditions modernes de l’œuvre existent.
L’attribution au sage de Tirmidh est discutée ; ce n’est pas une œuvre dont l’auteur soit assuré. On la rapproche aussi de l’entourage d’Abū al-Ḥusayn al-Nūrī (mort en 295 H / 907–908). Elle relève du milieu du soufisme ancien de la fin du IXᵉ ou du début du Xᵉ siècle. La date de composition et celle de l’unique copie signalée sont deux questions distinctes.
L’arabe reproduit le texte de lecture de l’édition de Yūsuf Walīd Marʿī, Amman, 2009, comparé ponctuellement à l’édition de Nicholas Heer de 1958. Les numéros internes entre crochets servent à retrouver les mêmes paragraphes en français. Les versets sont traduits dans le fil de la citation. Le manuscrit n’a pas été collationné intégralement de première main pour ce volume.
Quelques lectures de la reproduction numérique ont été vérifiées sur les pages de Heer : le bassin (p. 36), le verbe « éviter » (p. 39), l’omission d’un doublon (p. 40) et « l’océan des bienfaits de Dieu » (p. 86). La maxime étonnante sur le contentement comme calamité figure bien à la page 77. Dans la citation « que de porteurs de droit… », le français rend l’opposition entre porter un savoir et en avoir l’intelligence.
Nicholas Heer, première édition arabe, Le Caire, 1958. Description de l’unique ↗ témoin p. 29. Texte ancien p. 33–103.
Yūsuf Walīd Marʿī, éd. arabe, Institut royal Āl al-Bayt, Amman, 2009. Les huit ↗ chapitres et le débat d’attribution.
Université de Washington, publications de Nicholas Heer et présentation des ↗ éditions.
Étude des manuscrits et des attributions des textes du sage de Tirmidh en ↗ Égypte.
Sources et références
Provenance des images
Émile Prisse d’Avennes, L’Art arabe d’après les monuments du Kaire, 1877. Lithographie de L. Kuppenheim, « Mosquée de soultan Barqouq ». New York Public Library.

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