Bibliothèque / Foi, traditions et vie spirituelle
Couverture du livre À Toi la louange, les bienfaits et la souveraineté
Foi, traditions et vie spirituelle

À Toi la louange, les bienfaits et la souveraineté

L’ode s’ouvre sur la louange du Roi et la vision des anges qui entourent le Trône. Ses cinquante-six vers passent du ciel à la conscience humaine et au temps qui s’écoule. Le refus de se prosterner devant Adam conduit à la dernière scène, celle de l’adversaire livré au Feu.

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Autour de l’ouvrage

Sources et méthode de constitution

Repères historiques

Datation

Umayya ibn Abī l-Ṣalt vécut au temps de Muḥammad. Des transmetteurs situent l’ode au début de la mission prophétique, mais ni son attribution ni sa date de composition ne sont certaines. La copie de Damas est médiévale.

Origine et conservation

La tradition rattache l’ode au poète de Ṭāʾif. La bibliothèque al-Ẓāhiriyya de Damas la conserve dans le recueil 3764, pièce 6.

Constitution du volume

La rubrique de la copie de Damas annonce un poème d’Umayya ibn Abī l-Ṣalt sur l’islam et la mission de Muḥammad, suivi d’autres récits. La formule آخر القصيدة, « fin du poème », borne la pièce. Les auditions et la prose du transmetteur qui l’encadrent appartiennent à la transmission du fascicule.

Umayya est un poète de Ṭāʾif contemporain de Muḥammad. En tête du texte, des transmetteurs placent le poème au début de la mission prophétique. Cette affirmation a été consignée bien plus tard. Le livre de poésie de l’université range la pièce sous la rubrique « attribué à Umayya ». Les 56 vers ne peuvent pas être datés avec certitude de la vie du poète. La copie matérielle est médiévale.

Les vers 23–26 présentent des reprises particulièrement proches de la sourate 112. Les vers 47–52 reprennent le refus de se prosterner devant Adam, que l’on retrouve notamment dans le Coran 7,11–13 et 38,71–76. Ces rapprochements éclairent le texte transmis sans décider de son origine.

Au vers 1, l’édition donne جِدًّا tandis que d’autres leçons portent مَجْدًا , « en gloire ». Au vers 9, l’édition a أمين لوحي القدس, « dépositaire de la sainte révélation ». D’autres copies donnent أميناه روح القدس, « Ses deux dépositaires, l’Esprit saint… ». Au vers 56, la copie de Damas et l’édition proposent des expressions différentes pour évoquer l’incapacité de celui qui brûle. Le français suit l’édition dans les trois passages.

Il existe plusieurs textes imprimés de l’ode et des vers ont circulé dans des œuvres historiques. L’intérêt du manuscrit de Damas est la transmission séparée de la pièce, avec son ouverture et sa clôture visibles.

Damas 3764, vues PDF 59–62. La fin du poème est signalée à gauche de la vue ↗ 62

Université Umm al-Qurā, texte de base en 56 vers, nº 121 du recueil, p. 673 ↗

Le Muntaẓam d’Ibn al-Jawzī, autre transmission de la même pièce, avec ses variantes

Nicolai Sinai, étude sur l’authenticité du corpus et sur un autre poème, celui des ↗ Thamūd

Sources et références

Commentaires

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